Burger-N-co vs Glacier Octave : Le match à Toulouse !

11

Pourquoi ce titre ? Un article pour relater une expérience personnelle très fraiche qui date de quelques heures. Un article sous forme de témoignage de mon point de vue utilisateur, bloggeur et marketeur, sur ce qu »il faut ou pas faire en tant que commerce de proximité.
Dans ce cas précis on va comparer 2 expériences de restaurants ( point de vente alimentation ) à Toulouse, dont le ressenti a été bien différent.

Je vais essayer de garder une ligne chronologique des évènements, car bien souvent le pourquoi du comment, aide à  mieux comprendre le point de vue des consommateurs que nous étions aujourd »hui.

Acte 1 : le story-telling, et le choix.

Nous sommes 3 couples à vouloir nous retrouver pour profiter de cette journée de pont, entre un dimanche et le 8 mai, 3 entrepreneurs à la fois bloggeurs, marketeurs, et grands utilisateurs de réseaux sociaux. Nous sommes accompagnés de nos compagnes, dont 2 ont des blogs de Cuisine ou voyages, Pascale de Serial-cooker, et Céline de http://blog.gazou.fr
Des consommateurs exigeants mais curieux qui choisissons pour plat principal d »essayer un restaurant de burger suggéré par une de nos connaissances Elvire de http://www.digitaleblonde.com 

Conclusion, ce n »est pas la nourriture ( burger, asiatique, gastronomique ) qui guide notre choix, ni même l »emplacement géographique ( ça reste Toulouse intra muros et à quelques minutes du métro ) mais bien la recommandation d »une personne que nous connaissons communément dans le groupe de personnes qui valident le choix ( la force de la recommandation et du réseau social ).

La recommandation d »un tiers de confiance est toujours une valeur déterminante de nos choix.

Personnellement je n »ai pas consulté le menu et le site web, je suis dans la catégorie des consommateurs qui affectionnent la nouveauté et donc j »attends l »élément de surprise, y compris sur le menu. Pour d »autres personnes le menu est une étape important pour valider le choix du restaurant. Nous reviendrons sur le menu de Burger-N-Co qui a une certaine originalité.

Nous nous donnons rendez-vous à midi, ( ce qui est donc tôt ), le quartier n »est pas touristique, trottoir étroit, vitrine.  Le lieu a donc à la fois une ambiance très humble ( qui est soutenue par le slogan : It »s only Burger but i like it) , quartier entre l »école ENSEEIHT et la CAF qui peut donner un crédit un peu « confidentiel » et « bon plans » car on ne peut pas tomber dessus vraiment au hasard.

Acte 2 : l »expérience consommateur du Burger-N-Co

Restaurant vide à notre arrivée ( il est tôt ) , il n »y a que des tables de 4 mais en ajoutant 2 chaises on profite agréablement d »une table à 6.
On passe donc à l »étude du menu qui a une originalité appréciable ( proposition de valeur ) c »est d »avoir nommé les plats avec des titres de chansons rock

Avantage et inconvénient ? Cela rappelle des souvenirs et engage émotionnellement le client, mais faut-il connaitre les titres ( pour des questions de droits, seulement le titre et nom le groupe et le chanteur sont surement utilisés ). Dans mon cas, le rock et le métal n »étant pas trop mon style musical je n »en reconnais que peu, mais quand mes amis m »aident en fredonnant les chansons, je reçois un peu de dopamine qui me met dans de bonnes dispositions.
Est-ce que pour autant je choisis sur la base de mon gout pour la chanson, pas forcement, mais dans mon expérience utilisateur personnelle, j »ai mixé le choix de la chanson ( vais-je bien le prononcer en anglais ? 😉 et les ingrédients. Pour moi ce sera un Stairway to Heaven ( Wayne »s World référence ? )

Comme nous sommes contents, nous sommes plus motivés à partager sur les réseaux sociaux, signaler notre présence sur Foursquare ( le restaurant est bien listé = point positif ) et pas d »ambiguité pour l »identifier dans Path, Foursquare, nous avons même un membre actif de FoodReporter

un burger entre amis Bref, tout ce passe bien, le prix à la carte est raisonnable, même si nous faisons forcement le parallèle avec le prix d »un MacDo. Quelques raisons à cela :  le contexte de sociabilisation et nostalgie sur les prix qui augmentent , nous venons de changer de président de la république ( Flamby pour les intimes ) et c »est un évènement qui tend forcement à nous faire rappeler de l »évolution des choses par tranches de mandat de président. Bref, le prix n »est pas un frein, et l »humilité et l »ambiance du lieu, nous amène à passer un plutôt bon moment.

La nourriture est servie rapidement, c »est frais, c »est simple, sans fausse prétention, les frites sont bonnes, les saveurs conformes à la description du menu, bref, c »est bon et c »est bien suffisant. A ce moment de la journée on ne peut pas encore apprécier autant cette partie du repas, vous comprendrez pourquoi un peu plus tard.

Un mot sur le service , c »est aucun commentaire, cela signifie aucune action négative du serveur, qui tient son rôle « normalement » pour nous laisser dans notre dynamique de groupe. Dans ce cas vis à vis du prochain restaurant vous verrez que c »est plutôt positif.

Acte 3 : et le dessert ? choix n°2

Nous passons un bon moment, alors nous souhaitons surement aller vers la touche sucrée, mais sans rien avoir à reprocher au restaurant on choisit de façon collégiale de « bouger » pour prendre le dessert ailleurs. Il faut savoir qu »il fait beau temps à Toulouse, ce qui n »est pas vraiment le cas depuis un certain temps, il nous vient donc l »envie de prendre une glace au grand air.

Critère 1 : l »emplacement géographique

Le choix a été pris aussi pour la situation géographique, la place du Capitole, réputée pour prendre un verre, profiter de la vue, et comme c »est un endroit touristique, nous y avons plus de choix.

La direction est prise , mais quel glacier ?

Comme ce n »était pas anticipé, ce coup-ci on part sur la réputation des glaciers partagés par le groupe, et notamment un glacier assez récent qui avait fait polémique dans la presse locale ( article la dépêche http://www.ladepeche.fr/article/2011/02/03/1005368-les-projets-de-la-place-du-capitole.html )  pour avoir remplacé un point de culture ( un magasin de livres et bandes dessinées autrement dit un libraire ). Le critère de sélection numéro 1 est donc la réputation et la nouveauté du lieu. Un autre article pour avoir des informations sur le lien http://www.cookncolor.com/2011/07/amorino-toulouse-glacier.html
mais le problème, c »est que la devanture est vide, ils n »ont pas mis les bacs de glace ( ouverture tardive puisque nous découvrirons en fait qu »ils n »ont pas ouvert assez tôt pour nous ( c »était autour de 13h30, vente manqué à cause des horaires )

 

Comme nous voulons nous poser et nous assoir nous continuons la galerie des boutiques et cafés du capitole. Il y a donc le Florida, mais qui n »est pas considéré comme un pure glacier ( il ne fait pas que cela ), de plus la terrasse est pleine , et nous nous continuons donc. Il y a Philippe Faure, mais qui n »a pas de terrasse . Dommage ce glacier est assez connu des Toulousains même s »il est basé en Ariège à St Girons, et il distribue ses glaces artisanales en grande distribution ( intermarché ) , bonne qualité des produits, c »est naturel et gourmand. Mais comme il n »y a pas de terrasse on continue.
Nous nous arrêtons donc à Octave, la terrasse est libre, en plein soleil, personne, donc on se dit que nous allons être pris aux petits soins. J »avais consommé chez Octave mais il y a des années, je me rappelais que c »était cher, mais pas de si mauvais souvenirs que cela. Bref, on arrive à notre 4eme glacier, on va choisir celui-là.. oui… mais…

Acte 4 : Octave à Toulouse le Glacier glaciale !

Je demande si on pourrait avoir un parasol ( on veut bien du soleil mais pas non plus cramer ). Et là les choses commencent mal, on me répond que ce n »est pas possible. un « Non » un peu sec, qui est acceptable avec une explication.. Le serveur ( seul dans la boutique ), d »une cinquantaine d »années (?), loin de l »icône d »une casinomilate.info jeune fille dans une pub Miko, nous explique séchèment que les parasols ne s »ouvrent pas ( … ah ? ) .. enfin que les picots sont cassées.  Je pense que c »est plutôt à un mensonge et qu »il a la flemme, ils auraient pu nous proposer de l »ouvrir nous- même au pire, mais il nous donne l »argument qui tue. La terrasse sera à l »ombre vers 14h30 … ( il est 13h30 ), bon ben on a pas le choix, on va rester ici, vu que les autres terasses sont pleines. Avec déjà un sentiment de foutage de gueule qui va faire naitre l »envie d »écrire ce post.

Comme nous sommes devant la vitrine des glaces, on commence à regarder, mais je ne vois pas les titres des parfums. Le serveur nous demande d »aller nous assoir ( je n »avais pas tilté que le prix assis était bien plus favorable à son business )

Nous nous installons au plus près de l »ombre, installons 2 tables pour contenir notre groupe de 6 personnes, et regardons la carte. Personnellement, le coup du parasol me reste déjà un peu en travers de la gorge, et j »espère un parasol sur ma glace en réparation ( joke ) ! que je n »ai pas eu …

je décerne donc le #fail n°1 pour l »accueil !

En écrivant cet article , je cherche leur site internet, et je finis par me rappeler que Octave fait aussi des glaces qu »il distribue dans les commerces comme les boulangers dont ce n »est pas leur métier,comme complément au dessert dominical, vu que le surgelé est finalement plus facile à conserver.

Autre mauvais point la carte des glaces en points de ventes physiques n »est pas indiquée sur leur site web :
http://www.octave.eu/boutiques/

Pas du tout d »envie de notre part de photographier le menu, car le choix des parfums n »a rien de très exitant. Même si on a quelques « fantaisies » comme réglisse, cannelle, figue. on est loin des parfums gourmands comme je les aime. Ca n »engage donc que moi pour les parfums, mais on est bien loin d »un maitre glacier comme Ernest à la Rochelle : http://www.ernest-le-glacier.com/ ( hélas son site ne donne pas un accès à la carte du moment, mais on a des choix fabuleux comme Pina Colada, des parfums au gout de Tartes patissieres etc.. )

donc un #fail n°2 pour le choix et les parfums. Je choisis Canelle-Mandarine, car plus que le gout , je cherche l »originalité des saveurs.

#Fail n°3 , c »est le prix… 6.30€ les 2 boules, c »est cher, on paye l »endroit et le service, le personnel ( aimable ou pas ),  en cela ce n »est pas trop grave, mais si le choix, et le service ne vont pas , ce critère devient intolérable, et c »est bien pourquoi je le mentionne. Pour autant que le prix soit ce qu »il est , j »ajoute un grief aussi sur la taille des boules, .. elles étaient jolies bien ronde, mais j »avais comme l »impression que la cuillère à faire les boules étaient plus petites que ma cuillère Ikea. Quite à n »avoir que 2 boules, un peu de générosité que diable, vu que ce n »est pas tant la matière première que l »on paye que le service et l »emplacement.

Comble de radinerie, un supplément de 0.30€ est appliqué sur des parfums. tactiquement, ca peut avoir du sens pour donner de la valeur percue sur un produit d »exception, je n »ai pas consommé ce parfum, mais je l »ai vu sur la note ( j »attend le retour des 2 personnes qui feront leur commentaire ). La question reste ouverte, comment un consommateur peut percevoir un supplément à un produit, comment le justifier ?

L »ombre arrive bien sur notre table vers 14h , au moins sur ce point on ne nous avait pas menti 🙂

J »avais bien pris une photo, mais à la fin, car le produit n »avait rien d »exceptionnelle ( le produit n »est pas mauvais mais le contexte de consommation rend ma critique forcement sévère )

La touche finale !  la note ! #fail 4 ! la cerise sur le gâteau ? ( non non c »etait une glace ! )

je n »ai pas réglé moi meme mais on m »a raconté l »attitude du serveur , qui a commencé par râler car nous voulions payer séparément ( 3 règlements pour 6 personnes, aucune attente derrière nous, pas de pression d »autres règlements à traiter ), mais en plus a très clairement souffler car la premiere personne a payé a tendu 20€ et n »a pas fait l »appoint.
S »il n »y avait eu que cela, j »imagine que je n »aurais pas écrit l »article, mais c »est pour montrer ce que l »on retient parfois d »une expérience de restauration, comment qualifier l »attitude de l »homme derrière le comptoir, je ne sais pas, mais les conséquences sont immédiates, je déconseillerais à tord ou à raison et je ne pense pas que je remettrai les pieds dans l »établissement. Pour autant je ne suis même pas sûr que cela ait un impact sur leur business, j »imagine que si j »envoie les liens des articles ( celui- ci et la version de Céline : http://blog.gazou.fr/?p=2058 ) les responsables ne se fendent d »un droit de réponse ( un article rien que sur comment gérer ce genre de chose serait sans doute intéressant )

Acte 5 Grande Conclusion :

Avec un tel contraste d »expérience, forcement je recommande Burger-N-Co, l »humilité de l »expérience burger face à un lieu touristique et le pédant d »un glacier sur la place du Capitole amène forcement des réflexions. 2 expériences de consommation différentes, 2 stratégies et 2 conséquences un article positif pour l »un, une critique factuelle et incontestable pour l »autre. Burger-N-Co n »est pas free, mais ils ont tout compris, Céline est déjà en train de le recommander à une autre amie qui dine à la maison ce soir.

et vous qu »en pensez vous ? n »hésitez à faire vos commentaires.

 

 

 

11 comments


  • Frederic

    Peut-être que le manque de « motivation » constaté chez le serveur de chez Octave est du à l’utilisation sur la terrasse du terme « flamby » qui a pu le déranger, lui comme peut-être une partie de ton lectorat…

    8 mai 2012
    • ça avait commencé bien avant que nous soyons sur la terasse, et je pense que nous n’avons pas parlé de ce sujet la. Dans un post parlant de nourriture, la tentation était facile.

      8 mai 2012
  • Merci beaucoup pour ce match toulousain! Nous sommes ravis d’avoir une bonne critique, et de voir que nos burgers vous ont plu.
    A très bientôt!

    8 mai 2012
  • fred

    j ai deja eu des échos sur le service et les produits octaves..

    8 mai 2012
  • Bonjour,
    Je me permets de vous écrire suite à votre retour. Un retour extrêmement sévère, mais surement votre ressenti réel.
    Je ne remets en doute aucun élément, le mon de de la restauration et du service, est un monde compliqué à gérer, et je sais depuis plusieurs années que nous pouvons former, conseiller, guider, mais parfois le service est loupé ! Cela ne veut pas dire que nous ne faisons rien…
    Cependant, ce que je regrette, c’est votre absence totale d’analyse du produit !
    Effectivement, nous n’avons pas du saveur superflue. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous n’utilisons que des produits naturels, et frais. tout est travaillé à la main de A à Z. Il faut savoir qu’aujourd’hui, nous sommes les seuls en France à travailler ainsi.
    Alors, c’est vrai, nous n’avons pas de parfum « coca cola, nutella, pina colada », car rien n’est naturel.
    Par cette occasion, je vous propose de venir visiter notre mode de fabrication. Voilà de quoi découvrir notre métier d’une autre façon …
    Dans l’attente de votre retour.

    Cordialement.

    9 mai 2012
    • votre réponse vous honore, et nous acceptons volontiers votre invitation. Je suis d’accord sur le ressenti produit, je n’ai pas été dans le détail de cette partie, le propos était d’illustrer que les éléments externes de l’expérience consommateur avait complètement occulté la dégustation. Je vous fais une réponse plus précise prochainement, notamment si vous êtes intéressé pas la visite de vos locaux avec Pascale de Serial-cooker.com ( bloggeuse culinaire ) qui était dans ce groupe de 6 personnes.

      9 mai 2012
  • Bonjour « Octave »

    Effectivement le retour est sévère mais à l’image de notre expérience.
    Notre critique ne laisse pas de place à la qualité de vos produits, mais cela prouve qu’un produit, même bon, subit toujours les conséquences d’une mauvaise vente…

    Je pense qu’aucun de nous 6 n’a noté l’aspect 100% naturel de vos glaces, peut être n’est-ce pas suffisamment mis en avant ?

    Et c’est avec plaisir que nous viendrons faire une visite !

    9 mai 2012
  • Pouvez vous me contacter par mail sur [email protected] afin que nous fixions ensemble une visite.

    Gustativement.

    9 mai 2012
  • Pouvez vous me donner votre e-mail afin que nous puissions fixer une date de visite.

    Gustativement.

    9 mai 2012
  • Je faisais partie des 6 convives de cette aventure toulousaine.
    Je suis agréablement surprise de la réaction d’Octave. D’autant que connaissant la qualité et la bonne réputation de ce glacier artisanal, je n’ai pas hésité à convier la petite troupe à s’attabler.
    Effectivement, je veux bien comprendre les difficultés d’un métier de contact au public tel que ceux de la restauration. Mais notre petite troupe était joyeuse, polie et seule à la terrasse ce jour là. Rien qui puisse heurter le serveur dés notre arrivée, au point de cumuler les bévues jusqu’à notre départ.
    Revenons aux glaces. Pour ma part, je les ai trouvé de trés bonne qualité, avec un équilibre sucre/arôme des plus réussi.
    En effet, j’ai été assez surprise par la carte qui comportait peu de parfum. J’entends bien Octave et son point d’honneur à n’utiliser que des produits frais de saison. Ceci dit, la carte ne mentionne pas cette politique qui justifie à elle seule, une carte courte, et un prix un peu élevé. Ceci dit, à produit haut de gamme, service haut de gamme. Les mensonges, l’accueil glacé (oui je sais elle est facile), font que nous n’avons retenu que cela et non les produits que nous avons dégusté. Dommage !  
    Je suis quelqu’un de positif et j’accepte volontier l’invitation d’Octave à visiter ses locaux. Je me ferai un grand plaisir de relater celle-ci dans mon blog.

    15 mai 2012
    • nous avons fait la visite de l’atelier d’Octave avec beaucoup d’information sur l’esprit et les valeurs qui méritent d’être mieux promu, articles à suivre.

      5 juin 2012

Leave a comment


Name*

Email(will not be published)*

Website

Your comment*

Submit Comment

© Copyright Test Utilisateur – - Theme by Pexeto